jeudi 5 novembre 2015

Un petit pas pour les individus trans dans la recherche d'un emploi

Un petit pas pour les individus trans dans la recherche d'un emploi

À travers le monde, les femmes ont plus de difficulté à se trouver un emploi avec un salaire similaire aux hommes. Pourtant, elles ont les mêmes compétences que ceux-ci et, parfois voire même souvent, elles font un meilleur travail. Il s’ajoute des difficultés pour tous les travailleurs, peu importe leur genre, lorsque ceux-ci s’affiche comme étant homosexuel. Malheureusement même en 2015, l’homosexualité d’un individu pose encore problème. Dans un même ordre d’idée, une personne transgenre se voit doublement réprimé en se qui concerne la recherche d’un emploi. Le combat d’une personne transgenre est constant et dans tous les sphères de sa vie. Cependant, l’employabilité et les difficultés rencontrées seront discuté vu leurs pertinence pour le cours de sociologie du travail

            Selon le site internet de l’organisme « Aide aux trans du Québec », 10% à 55% des personnes transgenre perdent leur emploi et 10% à 45% des individus transgenre n’obtiennent pas un emploi suite à leur identité de genre. Ce qui est illégal puisque selon les lois établies au Canada, un employeur ne peut refuser d’embaucher un travailleur en raison de son genre, son origine ethnique ou son orientation sexuelle. Malgré cela, cette loi a une faille. Elle ne protège pas les individus qui éprouve une dysphorie de genre, c’est-à-dire en fonction de leur identité de genre. Environ 45% de ceux qui réussissent à obtenir un emploi et le conserver ont un poste qui ne leur convient pas puisqu’ils sont surqualifiés. Cependant, les choses changent tranquillement, mais sans doute à un rythme trop lent. Nonobstant, un grand pas a été récemment fait aux États-Unis lorsque le président Barack Obama embaucha Raffi Freedman-Gurspan, une femme transgenre, dans l’équipe en charge d’embaucher pour la Maison Blanche et qui s’occupe de faire de la sensibilisation dans la population américaine. Cette femme devient alors un modèle pour tous les individus transgenres aux États-Unis, mais aussi à travers le globe. Non seulement elle fait partie de la communauté LGBTQ+, elle est aussi une femme de couleur. Un pas de plus vers l’égalité est fait avec ce geste de la part d’Obama. Par contre, certains individus peuvent croire qu’engager une femme transgenre est un simple acte politique, mais cela est un autre débat.

Je pense que tout comme le « phénomène » Cailtyn Jenner, Raffi Freedman-Gurspan permet de donner davantage de visibilité aux différences au sein d’une population. Elle ouvre des portes, à travers son combat, pour tous les autres individus qui auraient de la difficulté à être embauché pour des motifs raciaux et/ou sexuelles. Peut-être que cela encouragera les divers employeurs à travers le monde à engager des travailleurs de multiples milieux sans faire de discrimination. Bien que ce soit un avancement pour la communauté trans, les lois au Canada ne les protègent pas totalement et les empêche d’avoir les mêmes services que n’importe qui. Les chirurgies de réassignation sexuelle ainsi que les changements légaux coutent très cher. Ceci les forcent donc à être automatiquement étiqueté comme une personne transgenre puisque le genre « légal » et le genre de la personne ne sont pas les mêmes. Il se forme alors un cercle vicieux pour l’individu trans.

Donc, une personne trans se voit extrêmement discriminer lorsqu’elle cherche un emploi pour plusieurs raisons. Cependant, à travers le monde, différents pays commencent à modifier les lois pour aider les gens trans en ce qui concerne leur transition sociale et personnelle. Tandis que le Québec a mis en place la loi 35 pour faciliter le changement physique et sexuelle de l’individu, la Maison Blanche embauche des individus trans dans son équipe. Il serait une bonne idée que le reste du monde ait la même ouverture d’esprit que la Maison Blanche et fasse de même.





Aucun commentaire:

Publier un commentaire