mercredi 25 novembre 2015

20 000 emplois coupés… à blanc.




20 000 emplois disparus en 10 ans. C’est le titre éloquent de l’article de Katerine Belley-Murray. Cela concerne les usines de transformation du bois et du papier. Depuis le 1er avril 2005, c’est 284 usines dont les effectifs de main d’œuvre ont été lourdement amputés ou qui sont simplement fermées. C’est un compte de 2009 emplois supprimés. C’est aussi un ratio de 40%. 40% des emplois des seules usines de première transformation de l’industrie des pâtes et du papier ont disparu. Sous silence.

Ces chiffres proviennent de diverses compilations du Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs qui sont basées sur les données publiques.

Depuis 10 ans, le secteur forestier n’a pas fait l’objet d’une actualité bien musclée et n’a pas non plus soulevée les foules. Or, le secteur forestier est historiquement un pilier de l’économie québécoise et canadienne. Mais de nos jours, à travers les technologies croissantes, ce secteur semble être abandonné et relever d’une autre époque pour bien des gens… surtout pour la masse croissante des métropoles qui ne côtoie pas de travailleurs de ce secteur au quotidien.

« J’ai l’impression que l’on ne parle pas de cette crise, parce que pour de nombreuses personnes du public, le secteur forestier fait partie du folklore », déclarait Luc Bouthillier, professeur en politique forestière de l’Université Laval.

Or, le secteur forestier représente une énergie ou un matière renouvelable ce qui est compatible avec de nombreuses considérations actuelles. Économique et socialement, il touche plus de 50% des emplois (directs ou indirects) d’environ 300 communauté à travers la grandeur du pays. Il s’agit là d’un secteur au cœur des enjeux et des préoccupations de nombre élevé de région de tout le territoire canadien.

Étant donné la grandeur de cette ressource, son caractère renouvelable et la quête des voies vertes, comment expliquer que la ressource forestière soit abandonnée de la sorte? Qu'est-il advenu de tous ces gens qui ont perdu leur emploi en région? Quel est le coût social de cet abandon?


Marilynn Morin


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