« Une paie Supersize»

Manifestation à Chicago Photo
: PC/AP Photo/Paul Beaty
On connaît tous le
phénomène du «Working Poor». La semaine dernière Aux États-Unis dans plusieurs
villes américaines, les travailleurs dans la restauration rapide faisait une
deuxième journée de grève d’envergure, dans le but d’augmenter le salaire
minimum à 15$ de l’heure et le droit de se syndiquer. Il est inconcevable que
toujours aujourd’hui, que les employés de ces commerces avancent un salaire de
7,25$ de l’heure. Ces travailleurs vivent sous le seuil de la pauvreté. La
dernière augmentation du salaire minimum remonte à il y a 4ans.
Non seulement ces
travailleurs de la restauration rapide doivent se donner corps et âme, mais
travailler fort ne suffit pas. Ils doivent constamment se serrer la ceinture.
On n’apprend rien lorsqu’on nous informe que ces travailleurs sont sans
couverture de soins de santé, qu’ils ont un accès restreint aux assurances
privées. On estime que environ que 3,6
millions d’Américains travaillent chez Mcdo. Nous sommes forcés de
réalisé que le marché du travail à changer peut-être dû à la crise économique
de 2008? Bien souvent, on associe les employés de Mcdo à des adolescents, mais
la plupart de ces employés ont des enfants et essayent de faire vivre leurs
familles, ils ne peuvent pas compter sur des pourboires comme autres chaînes de
restauration. Plusieurs économistes affirment que «si le salaire minimum avait
évolué au même rythme que la productivité depuis 1968, il serait aujourd'hui de
21,72 $US l'heure».
Bien que l’initiative entrepris par le Président Barack
Obama soit noble, pour faire passer le salaire minimum à 10$ US de l’heure, cette
initiative a été naturellement bloquée par les républicains en mars dernier.
Nous sommes forcés d’admettre que travailler fort aujourd’hui, ne suffit pas
afin d’améliorer ses conditions. La société capitaliste avancée que nous
sommes. Met en avant plan les gens qui font de l’argent sur le dos des gens.
Ceux qui détiennent le pouvoir économique ne cherchent qu’à maintenir leurs
privilèges. Bien que le secteur de la restauration rapide soit un secteur
d’opportunités. Il nous pousse à prendre conscience du changement et la réalité
qu’elle affiche et à se poser de sérieuses questions sur la précarité du
travail dans la société.
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