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PHOTO ANDREW BIRAJ, REUTERS
Le monde de la mode
fait face à de grands problèmes ces jours ci, problèmes dit-on qui pourrait le révolutionner.
En effet, nous sommes presque de retour à l’ère de la révolution industrielle. Les
ouvriers des usines de textile, nommés « les petites mains», ont entamé une révolution
en Bangladesh, Cambodge et en Indonésie, pour réclamer de meilleurs
traitements, meilleurs conditions de travail et meilleurs salaires.
Les ouvriers se sentent
abusés et maltraités, surtout les femmes et les enfants, ils sont révoltés a l’idée
qu’ils sont la source de tant de revenu dans les pays étrangers, aux États Unis
et l’Europe, et malgré tout crève de faim. Ils travaillent durement et a des
horaires inhumains afin de fournir la marchandise a temps et sont malgré tout
sous payés. Certaines grandes compagnies de vêtements aux États-Unis et en
Europe, se sont prêtées mains fortes, afin d’améliorer la protection au travail
de ses ouvriers, dans le but de se faire pardonner disent-ils, car ils se voient
confronter à une sérieuse baisse depuis que les ouvriers ont pris position. Ils
font des grèves générales, des manifestations des fois accompagnées de
violence, et exigent une hausse du salaire minimum mensuel de plus de 76% soit
103 dollars.
Dans les jours passés,
plus de 140 usines ont dû fermer leurs portes à cause de la grève, plus de 150 blessés
et deux morts au cours des manifestations. Au Cambodge, une femme a été tuée
par balle lors d’une récente manifestation qui s’est mal tournée avec les
forces de l’ordre. Elle faisait partie des ouvriers qui travaillent pour les
fournisseurs Gap et H&M. Des milliers d’Indonésien ont manifestés en
Octobre, pour obtenir une augmentation de 50% du salaire minimum, car malgré l’économie
fleurissante dans le pays, ils continuent à être au seuil de la misère.
«Serait-ce la fin du
cheap labour?» se demande-t-il. Dans une analyse de la FMI, cette dernière
affirme ce que d’autres soupçonnaient depuis bien longtemps, avec tous ces
bouleversements, cela pourrait effectivement être la fin du prêt à porter bon marché
des pays occidentaux, la main d’œuvre a bas prix, car avec la position des
ouvriers, il devient de plus en plus difficile de leur faire accepter n’importe
quoi.
Je cite : «Dans ce
climat de tension, l'industrie du textile montre déjà les marques de la
rébellion ouvrière. Le rendement annuel des investisseurs dans ce secteur au
Bangladesh aurait d'ailleurs fondu, passant de 50% historiquement à 20%
actuellement, soutient Forrest Cookson, un économiste américain spécialiste de
l'économie bangladaise.»
Les investisseurs
paniquent, il cherche à miser leurs placements ailleurs, car cette instabilité
n’augure rien de bon.
Par Anne Catherine Richard
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lundi 25 novembre 2013
La révolte des petites mains
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